En une phrase
Le graphe de faits reconnaît désormais que « Max Mustermann », « M. Mustermann » et « Monsieur Mustermann » pourraient être la même personne — et il en fait expressément une proposition que vous tranchez, plutôt qu'une fusion qui se produit toute seule.
Trois nœuds pour un seul être humain
La saisie des faits travaille document par document, et les documents sont d'un soin inégal. Les conclusions mentionnent « Max Mustermann », leur annexe « M. Mustermann », le procès-verbal « Monsieur Mustermann ». Jusqu'à récemment, cela faisait trois nœuds distincts dans le graphe de relations du dossier. La seule détection de doublons n'intervenait que pour des valeurs identiques lettre pour lettre — donc pas ici.
Dans un petit dossier, c'est cosmétique. Dans un grand, c'est coûteux : la fenêtre de contexte se remplit de variantes d'écriture d'une même personne, et les liens pointent vers différents doublons du même être humain. C'est précisément la condensation pour laquelle un graphe de faits est construit qui se perd.
Trois signaux, une proposition
Une proposition naît lorsque l'un des trois signaux indépendants se déclenche :
- Abréviation — même nom de famille avec prénom abrégé.
- Inclusion — l'un des noms figure intégralement dans l'autre, à partir d'une longueur de six caractères.
- Orthographe — écriture très proche, mesurée en similarité par trigrammes à partir de 0,45.
Des voisins communs dans le graphe — deux noms rattachés au même délai ou au même contrat — ne produisent en revanche jamais de correspondance. Ils ne font que rehausser le rang d'une proposition née de toute façon de l'un des trois signaux. Deux personnes peuvent avoir signé le même contrat sans être la même personne.
Uniquement des personnes et des organisations
La fonction ne considère que les noms de personnes et d'organisations. Pour les montants, les dates et les clauses, elle est délibérément désactivée. La justification figure telle quelle dans le code : pour l'argent, les dates et les clauses, la similarité ne signifie précisément pas l'identité — 12 500 euros et 12 600 euros sont très proches et assurément différents. Une recherche par similarité qui ne fait pas cette distinction produit, dans un état de créances, des absurdités à coup sûr.
Vous décidez non seulement si, mais aussi sous quel nom la personne figurera désormais
Un simple bouton « Fusionner » aurait été la solution évidente — et la mauvaise. Il aurait tranché en silence la question de savoir sous quelle orthographe la personne serait désormais désignée dans le dossier. Les deux versions se présentent au contraire côte à côte, et vous choisissez : « Conserver l'orthographe de gauche » ou « Conserver l'orthographe de droite ». Le sens de la fusion fait partie de la décision, il n'en est pas le sous-produit.
Des propositions, pas un automatisme
Au-dessus de la liste figure la mention : Des suggestions, pas d'automatisme. Deux noms similaires peuvent aussi désigner deux personnes différentes. Le père et le fils, une société et son gérant du même nom — les cas n'ont rien d'exotique. Une fusion erronée coûte plus cher, en contexte juridique, qu'un doublon passé inaperçu, parce qu'elle se déguise en données propres.
La fiche « État des connaissances de ce dossier »
À côté figure une nouvelle vue d'ensemble qui montre à quel point un dossier est exploité — notamment combien de documents n'ont encore fourni aucun fait. Une omission y est notable : les documents que vous avez exclus de l'utilisation par l'IA n'y sont expressément pas comptabilisés. Ils ne doivent jamais être lus ; les signaler comme une lacune serait une fausse indication silencieuse. Ils sont au contraire mentionnés à part, afin que le dossier ne paraisse pas plus complet qu'il ne l'est.
Ce que la fonction ne fait pas
Elle ne fusionne rien d'elle-même, pas même en cas de forte similarité. Elle ne reconnaît aucune identité par-delà les frontières de catégories. Et elle ne répond à aucune question de droit : savoir si deux désignations visent la même partie — en cas de changement de dénomination sociale, de succession juridique ou de risque de confusion dans l'intitulé des parties — est une appréciation qui relève de la conduite du dossier, non du graphe. La proposition vous montre l'endroit où cette question doit être posée.
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